« Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. » Jn 6, 68






























 
  

Quatrième Dimanche de Carême (Laetare)
Commentaire du jour
Catéchisme de l'Église Catholique
§ 1333-1335

« C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des juifs »

       Au cĹ“ur de la cĂ©lĂ©bration de l'eucharistie il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ et par l'invocation de l'Esprit Saint, deviennent le Corps et le Sang du Christ. Fidèle Ă  l'ordre du Seigneur l'Église continue de faire, en mĂ©moire de lui, jusqu'Ă  son retour glorieux, ce qu'il a fait la veille de sa Passion : « Il prit du pain... », « Il prit la coupe remplie de vin... » En devenant mystĂ©rieusement le Corps et le Sang du Christ, les signes du pain et du vin continuent Ă  signifier aussi la bontĂ© de la crĂ©ation. Ainsi, dans l'Offertoire, nous rendons grâce au CrĂ©ateur pour le pain et le vin, fruit « du travail des hommes », mais d'abord « fruit de la terre » et « de la vigne », dons du CrĂ©ateur. L'Église voit dans le geste de MelchisĂ©dech, roi et prĂŞtre, qui « apporta du pain et du vin » (Gn 14,18) une prĂ©figuration de sa propre offrande (cf Prière eucharistique I).

      Dans l'Ancienne Alliance, le pain et le vin sont offerts en sacrifice parmi les prĂ©mices de la terre, en signe de reconnaissance au CrĂ©ateur. Mais ils reçoivent aussi une nouvelle signification dans le contexte de l'Exode : les pains azymes qu'IsraĂ«l mange chaque annĂ©e Ă  la Pâque commĂ©morent la hâte du dĂ©part libĂ©rateur d'Égypte ; le souvenir de la manne du dĂ©sert rappellera toujours Ă  IsraĂ«l qu'il vit du pain de la Parole de Dieu (Dt 8,3). Enfin, le pain de tous les jours est le fruit de la Terre promise, gage de la fidĂ©litĂ© de Dieu Ă  ses promesses. La « coupe de bĂ©nĂ©diction » (1Co 10,16) Ă  la fin du repas pascal des juifs ajoute Ă  la joie festive du vin une dimension eschatologique, celle de l'attente messianique du rĂ©tablissement de JĂ©rusalem. JĂ©sus a instituĂ© son eucharistie en donnant un sens nouveau et dĂ©finitif Ă  la bĂ©nĂ©diction du pain et de la coupe.

      Les miracles de la multiplication des pains, lorsque le Seigneur dit la bĂ©nĂ©diction, rompt et distribue les pains par ses disciples pour nourrir la multitude, prĂ©figurent la surabondance de cet unique pain de son eucharistie. Le signe de l'eau changĂ© en vin Ă  Cana annonce dĂ©jĂ  l'Heure de la glorification de JĂ©sus (Jn 2,4.11). Il manifeste l'accomplissement du repas des noces dans le Royaume du Père, oĂą les fidèles boiront le vin nouveau (Mc 14,25) devenu le Sang du Christ.



 
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