« Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. » Jn 6, 68






























 
  

Ste Julienne Falconieri, vierge
Commentaire du jour
l'Abbé Duquesne (1732-1791)
L'Évangile médité - 270e méditation

La porte du ciel, une fois fermée à quelqu’un, ne se rouvre plus pour lui

      Après que les vierges folles ont fait Ă  la hâte leur nouvelle provision, elles reviennent enfin. Elles se prĂ©sentent Ă  la porte de la salle qu’elles trouvent fermĂ©e ; elles heurtent, et personne ne leur ouvre ; elles Ă©lèvent la voix, elles crient : Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous. Qui pourrait exprimer le dĂ©sir ardent de ces vierges pour se joindre et participer Ă  une fĂŞte Ă  laquelle elles ont Ă©tĂ© invitĂ©es, qu’elles n’ont manquĂ© que d’un instant, et dont la joie Ă©clate au dehors et retentit Ă  leurs oreilles ? Quel sera le dĂ©sir Ă©ternel des chrĂ©tiens rĂ©prouvĂ©s, avec quelle ardeur se porteront-ils vers le ciel, oĂą ils sauront qu’est le souverain bien, et qu’ils verront toujours fermĂ© pour eux ! Seigneur, Seigneur, diront-ils, ouvrez, vous ĂŞtes le maĂ®tre, vous le pouvez ; ouvrez ces portes de fer qui nous retiennent dans ces cachots brĂ»lants ; ouvrez les portes cĂ©lestes, et nous donnez entrĂ©e dans le sĂ©jour de votre gloire Ă  laquelle vous nous avez invitĂ©s ; ou si nous en sommes rendus indignes par notre folie, ouvrez-nous du moins les portes de la vie oĂą nous puissions nous conduire avec plus de sagesse et mĂ©riter notre pardon. DĂ©sirs inutiles, qui cependant ne pourront jamais s’éteindre dans le cĹ“ur du rĂ©prouvĂ©, et feront une partie de son Ă©ternel supplice.
      C’est maintenant qu’il faut crier : Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous les portes de la grâce, de la misĂ©ricorde, de la pĂ©nitence, ou plutĂ´t c’est maintenant qu’il nous faut lui ouvrir nous-mĂŞmes la porte de notre cĹ“ur.



 
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