¬ę Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. ¬Ľ Jn 6, 68



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Dimanche des Rameaux (Second Dimanche de la Passion)

Lettre de saint Paul Ap√ītre aux Philippiens 2,5-11.
Mes fr√®res, partagez les sentiments du Christ J√©sus ;
bien qu'il f√Ľt dans la condition de Dieu, il n'a pas retenu avidement son √©galit√© avec Dieu ;
mais il s'est an√©anti lui-m√™me, en prenant la condition d'esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui ;
il s'est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix.
C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers,
et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Seigneur.

√Čvangile de J√©sus Christ selon saint Matthieu 26,36-75.27,1-60.
En ce temps-l√†, J√©sus vint avec ses disciples dans un lieu appel√© Geths√©mani, et il dit √† ses disciples : "Asseyez-vous ici, pendant que j'irai l√† pour prier."
Ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à éprouver de la tristesse et de l'angoisse.
Alors il leur dit : " Mon √Ęme est triste jusqu'√† la mort ; restez ici et veillez avec moi. "
Et s'étant un peu avancé, il tomba sur sa face, priant et disant : " Mon Père, s'il est possible, que ce calice s'éloigne de moi ! Cependant non pas comme je veux, mais comme vous voulez ! "
Et il vient vers les disciples et il les trouve endormis ; et il dit √† Pierre : " Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
Veillez et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est ardent, mais la chair est faible. "
Il s'en alla une seconde fois et pria ainsi : " Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite ! "
Etant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis.
Il les laissa et, s'en allant de nouveau, il pria pour la troisième fois, redisant la même parole.
Alors il vient vers les disciples et leur dit : " D√©sormais dormez et reposez-vous ; voici que l'heure est proche o√Ļ le Fils de l'homme va √™tre livr√© aux mains des p√©cheurs.
Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche. "
Comme il parlait encore, voil√† que Judas, l'un des Douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse arm√©e de glaives et de b√Ętons, envoy√©e par les grands pr√™tres et les anciens du peuple.
Celui qui le trahissait leur avait donn√© un signe : " Celui √† qui je donnerai un baiser, c'est lui : arr√™tez-le. "
Et aussit√īt, s'avan√ßant vers J√©sus, il dit : " Salut, Rabbi ! ", et il lui donna un baiser.
J√©sus lui dit : " Ami, tu es l√† pour cela ! " Alors ils s'avanc√®rent, mirent la main sur J√©sus et le saisirent.
Et voilà qu'un de ceux qui étaient avec Jésus, mettant la main à son glaive, le tira et, frappant le serviteur du grand prêtre, lui emporta l'oreille.
Alors J√©sus lui dit : " Remets ton glaive √† sa place ; car toux ceux qui prennent le glaive p√©riront par le glaive.
Ou penses-tu que je ne puisse pas recourir √† mon P√®re, qui me fournirait sur l'heure plus de douze l√©gions d'anges ?
Comment donc s'accompliraient les Ecritures, d'apr√®s lesquelles il doit en √™tre ainsi ? "
En ce m√™me moment J√©sus dit aux foules : " Comme contre un brigand, vous √™tes sortis avec des glaives et des b√Ętons pour me prendre ! Chaque jour j'√©tais assis dans le temple, o√Ļ j'enseignais, et vous ne m'avez pas arr√™t√©.
Mais tout cela est arrivé afin que fussent accomplies les Ecritures prophétiques. " Alors tous les disciples l'abandonnèrent et prirent la fuite.
Ceux qui avaient arr√™t√© J√©sus l'emmen√®rent chez Ca√Įphe, le grand pr√™tre, o√Ļ se r√©unirent les scribes et les anciens.
Or Pierre le suivait de loin jusqu'au palais du grand pr√™tre ; y √©tant entr√©, il √©tait assis avec les satellites pour voir la fin.
Les grands pr√™tres et tout le Sanh√©drin cherchaient un faux t√©moignage contre J√©sus afin de le faire mourir ;
et ils n'en trouvèrent point, quoique beaucoup de faux témoins se fussent présentés. Finalement il s'en présenta deux qui
dirent¬†: " Cet homme a dit¬†: Je puis d√©truire le sanctuaire de Dieu et le reb√Ętir en trois jours. "
Le grand pr√™tre se leva et dit √† J√©sus : " Tu ne r√©ponds rien ! Qu'est-ce que ces hommes d√©posent contre toi ? "
Mais J√©sus gardait le silence. Et le grand pr√™tre lui dit : " Je t'adjure par le Dieu vivant de nous dire, si tu es le Christ, le Fils de Dieu ? "
Jésus lui dit : " Tu l'as dit. Du reste, je vous le dis, à partir de maintenant vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. "
Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : " Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici que vous venez d'entendre son blasphème :
que vous en semble ? " Ils répondirent : " Il mérite la mort. "
Alors ils lui crach√®rent au visage et le frapp√®rent avec le poing ; d'autres le soufflet√®rent, en disant :
" Proph√©tise-nous, Christ ! Quel est celui qui t'a frapp√© ? "
Or Pierre √©tait assis, dehors, dans la cour. Une servante s'approcha de lui et dit : " Toi aussi, tu √©tais avec J√©sus le Galil√©en ! "
Mais il nia devant tous en disant : " Je ne sais ce que tu veux dire. "
Comme il se dirigeait vers la porte, une autre le vit et dit à ceux qui se trouvaient là : " Celui-là était avec Jésus de Nazareth ! "
Et de nouveau il nia avec serment : " Je ne connais pas cet homme. "
Un peu apr√®s, ceux qui √©taient pr√©sents s'approch√®rent et dirent √† Pierre : " Pour s√Ľr, toi aussi tu en es ; aussi bien, ton langage te fait reconna√ģtre. "
Alors il se mit √† faire des impr√©cations et √† jurer : " Je ne connais pas cet homme ! " Et aussit√īt un coq chanta.
Et Pierre se souvint de la parole de J√©sus, qui lui avait dit : " Avant que le coq ait chant√©, tu me renieras trois fois. " Et √©tant sorti, il pleura am√®rement.
Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple prirent une délibération contre Jésus pour le faire mourir.
Et, après l'avoir lié, ils l'emmenèrent et le remirent à Ponce Pilate, le gouverneur.
Alors Judas, qui l'avait trahi, voyant qu'il était condamné, fut pris de remords et rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens,
disant : " J'ai p√©ch√© en livrant un sang innocent. " Ils dirent : " Qu'est-ce que cela nous fait ? A toi de voir ! "
Alors, ayant jeté les pièces d'argent dans le sanctuaire, il se retira et alla se pendre.
Mais les grands pr√™tres prirent les pi√®ces d'argent et dirent : " Il n'est pas permis de les mettre dans le tr√©sor, puisque c'est le prix du sang. "
Et, après avoir pris une délibération, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier pour la sépulture des étrangers.
C'est pourquoi ce champ fut appelé Champ du sang, et l'est encore aujourd'hui.
Alors fut accomplie la parole du proph√®te J√©r√©mie : Ils ont pris les trente pi√®ces d'argent, prix de celui qui a √©t√© mis √† prix, qu'ont mis √† prix des enfants d'Isra√ęl,
et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'a ordonné.
J√©sus comparut devant le gouverneur, et le gouverneur l'interrogea, en disant : " Es-tu le roi des Juifs ? " J√©sus dit : " Tu le dis. "
Mais il ne répondait rien aux accusations des grands prêtres et des anciens.
Alors Pilate lui dit : " N'entends-tu pas combien de t√©moignages ils portent contre toi ? "
Mais il ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était dans un grand étonnement.
Or, √† chaque f√™te, le gouverneur avait coutume de rel√Ęcher √† la foule un prisonnier, celui qu'ils voulaient.
Ils avaient alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas.
Donc, quand ils furent rassembl√©s, Pilate leur dit : " Lequel voulez-vous que je vous rel√Ęche, Barabbas ou J√©sus dit Christ ?
Il savait, en effet, que c'était par jalousie qu'ils l'avaient livré.
Pendant qu'il si√©geait au tribunal, sa femme lui envoya dire : " N'aie point affaire avec ce juste ; car j'ai √©t√© aujourd'hui fort tourment√©e en songe √† cause de lui."
Mais les grands prêtres et les anciens persuadèrent aux foules de demander Barabbas, et de réclamer la mort de Jésus.
Le gouverneur, prenant la parole, leur dit : " Lequel des deux voulez-vous que je vous rel√Ęche ? " Ils dirent : " Barabbas. "
Pilate leur dit : " Que ferai-je donc de J√©sus dit Christ ? " Tous dirent : " Qu'il soit crucifi√© ! "
Il dit " Qu'a-t-il donc fait de mal ? " Et ils cri√®rent encore plus fort : " Qu'il soit crucifi√© ! "
Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : " Je suis innocent du sang de ce juste ; √† vous de voir ! "
Et tout le peuple r√©pondit : " Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! "
Alors il leur rel√Ęcha Barabbas¬†; et, apr√®s avoir fait flageller J√©sus, il le remit aux soldats pour √™tre crucifi√©.
Alors les soldats du gouverneur prirent Jésus avec eux dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.
L'ayant dévêtu, ils jetèrent sur lui un manteau écarlate.
Ils tress√®rent une couronne avec des √©pines, qu'ils pos√®rent sur sa t√™te, avec un roseau dans sa main droite ; et, fl√©chissant le genou devant lui, ils lui disaient par d√©rision : " Salut, roi des Juifs ! "
Ils lui crachaient aussi dessus et, prenant le roseau, ils en frappaient sa tête.
Après s'être moqués de lui, ils lui retirèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.
En sortant, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu'ils réquisitionnèrent pour porter sa croix.
Puis, √©tant arriv√©s √† un lieu dit Golgotha, c'est-√†-dire lieu du Cr√Ęne,
ils lui donn√®rent √† boire du vin m√™l√© de fiel ; mais, l'ayant go√Ľt√©, il ne voulut pas boire.
Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en les tirant au sort.
Et, s'étant assis, ils le gardaient.
Au-dessus de sa t√™te ils mirent un √©criteau indiquant la cause de sa condamnation : " Celui-ci est J√©sus, le roi des Juifs. "
Alors on crucifia avec lui deux brigands, l'un à droite et l'autre à gauche.
Et les passants l'injuriaient en hochant la tête
et disant : " Toi, qui d√©truis le sanctuaire et le reb√Ętis en trois jours, sauve-toi toi-m√™me, si tu es Fils de Dieu et descends de la croix ! "
De m√™me, les grands pr√™tres aussi se moquaient de lui, avec les scribes et les anciens, disant :
" Il en a sauv√© d'autres, il ne peut se sauver lui-m√™me ! Il est roi d'Isra√ęl, qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui !
Il a mis sa confiance en Dieu ; s'il l'aime, qu'il le d√©livre maintenant, car il a dit : Je suis Fils de Dieu ! "
Les brigands aussi, crucifiés avec lui, l'insultaient de la même manière.
Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il se fit des ténèbres sur toute la terre.
Vers la neuvi√®me heure, J√©sus s'√©cria d'une voix forte : Eli, Eli, lema sabachtani ? " c'est-√†-dire " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonn√© ? "
Quelques-uns de ceux qui √©taient l√†, l'ayant entendu, disaient : " Il appelle Elie. "
Et aussit√īt l'un d'eux courut prendre une √©ponge qu'il imbiba de vinaigre, et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui pr√©senta √† boire.
Mais les autres disaient : " Laisse ! que nous voyions si Elie va venir le sauver. "
Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l'esprit.
Et voilà que le voile du sanctuaire se fendit en deux, du haut en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,
les sépulcres s'ouvrirent et les corps de beaucoup de saints défunts ressuscitèrent.
Et, sortis des sépulcres, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à beaucoup.
Le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient J√©sus, voyant le tremblement de terre et ce qui se passait, furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment, c'√©tait le Fils de Dieu. "
Il y avait l√† plusieurs femmes qui regardaient √† distance ; elles avaient suivi J√©sus depuis la Galil√©e, pour le servir ;
parmi elles étaient Marie la Magdaléenne, Marie mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Le soir venu, vint un homme riche d'Arimathie, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus.
Il alla trouver Pilate pour demander le corps de J√©sus ; Pilate alors ordonna qu'on le lui remit.
Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc,
et le d√©posa dans son s√©pulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc ; puis, ayant roul√© une grosse pierre √† l'entr√©e du s√©pulcre, il s'en alla.




Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon




Commentaire du jour : Bienheureux Guerric d'Igny
¬ę B√©ni soit celui qui vient au nom du Seigneur ¬Ľ



 
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