« Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. » Jn 6, 68














 
                    

dimanche 23 avril 2017

St Georges, Soldat, martyr, patron des cavaliers (280-303)



Saint Georges
Soldat, martyr, patron des cavaliers
(280-303)

 

G

eorges naquit à Lydda, en Palestine ; son éducation fut toute chrétienne. Il  suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa  distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire  dans la garde impériale.

 

Dioclétien  ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de  Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la  grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses  divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des  menaces de mort.

 

Georges  profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux  pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ,  le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des  chrétiens.

- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »

- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. » Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la  roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

 

Quelques  jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur,  qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage  à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de  chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on  lui fait avaler un poison très violent.

 

Georges,  par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun  mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de  merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de  la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :

- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà  la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai  avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire  définitive. »

 

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries : « Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges. On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier.  Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit :  « Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond : « Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s'enfuit  épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la  tête au martyr.







 
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