« Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. » Jn 6, 68














 
                    

dimanche 21 mai 2017

St Crispin de Viterbe († 1750)

image Les autres Saints du jour...


SAINT CRISPIN de VITERBE  
Capucin  
(1668-1750)

           Crispin de Viterbe eut pour parents de pauvres ouvriers.  Sa mère lui inspira, dès ses premières années, une grande dévotion à  Marie : " Voilà ta vraie Mère, " lui avait-elle dit, en le conduisant à  son autel.   Le pieux enfant fut placé chez un de ses oncles qui était  cordonnier ; le samedi soir, avec le petit salaire de la semaine,  Crispin allait acheter un bouquet pour la Sainte Vierge.

         La vue de plusieurs Capucins décida sa vocation : il avait  vingt-cinq ans. Quoique faible de santé, Crispin, dans le couvent où il  fut admis, suffisait à tout : il bêchait le jardin, allait à la quête,  soignait les malades. Un religieux infirme, plein d'admiration pour lui,  disait : " Frère Crispin n'est pas un novice, mais un ange. "

         Dans  tous les couvents où il passait, Crispin dressait à son usage un petit  autel à Marie. Un jour qu'il y avait placé deux belles fleurs, elles  furent volées par deux petits espiègles. Peu après, un religieux lui  donna deux cierges ; le bienheureux les alluma et sortit pour cueillir  des légumes dans le jardin ; le religieux qui les avait donnés les ôta,  et se cacha pour voir ce qui arriverait. À son retour, Crispin,  attristé, se plaignit à Marie : " Comment ! Hier les fleurs et  aujourd'hui les cierges ! Ô ma Mère, vous êtes trop bonne ; bientôt on  vous prendra votre Fils dans les bras et vous n'oserez rien dire ! "

        Quand on le plaignait de son excès de travail, il disait en  riant le mot de saint Philippe de Néri : " Le Paradis n'est point fait  pour les lâches ! " Un jour, la maladie sévit dans un couvent : "  Voulez-vous risquer votre vie et aller soigner vos frères ? lui dit son  supérieur. Voulez-vous ? reprit Crispin ; j'ai laissé ma volonté à  Viterbe, en entrant chez les Capucins. " Il guérit tous les malades du  couvent et revint lui-même en parfaite santé.

        Il aimait beaucoup les fonctions de frère quêteur et se  plaisait à s'appeler l'âne des Capucins. Si, pour l'éprouver, on  l'accablait d'injures : " Dieu soit loué! s'écriait-il ; on me traite  ici comme je le mérite." Sa charmante humeur l'a fait appeler le Saint  joyeux.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.




 
©Evangelizo.org 2001-2017