« Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. » Jn 6, 68














 
                    

lundi 19 juin 2017

Saints Gervais et Protais,  Martyrs (IIe s.)

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Saints Gervais et Protais

Martyrs

 

Fils des saints Vital et Valérie, ces deux saints moururent martyrs à Milan au cours du IIe siècle. Ils sont entrés dès l’antiquité dans le Férial de l’Église de Rome, en raison des circonstances extraordinaires et des miracles qui accompagnèrent la découverte de leurs corps par les soins de saint Ambroise.

Persécuté par les Ariens et l’impératrice Justine, Ambroise était assiégé dans une église avec de pieux Milanais quand Dieu voulut les consoler, en révélant à l’évêque le lieu où reposaient les saintes reliques de Gervais et Protais.

Saint Augustin, qui était présent, nous décrit admirablement la scène au IXe Livre des Confessions.

« C’était en cette année, ou peu après, où l’impératrice Justine, mère de l’empereur Valentinien encore enfant, séduite par les Ariens, commença, par zèle pour l’hérésie, à persécuter ton serviteur Ambroise, Seigneur. Le peuple fidèle passait la nuit dans l’église, disposé à se laisser mettre à mort avec son évêque. Là, Seigneur, ta servante, ma mère, occupait la première place, tant dans les prières vigiliales que dans la part qu’elle prenait aux angoisses d’Ambroise. Elle ne vivait que de prière. Pour que le peuple ne défaillît pas de lassitude, pour la première fois fut institué le chant des hymnes et des psaumes, comme on a accoutumé de le faire en Orient...

 » Alors toi, dans une vision, tu montras à l’évêque où étaient cachés les corps des martyrs Gervais et Protais, que tu avais, durant un si grand nombre d’années, conservés sans corruption dans le trésor de ton secret, pour les montrer au monde en temps opportun, afin d’humilier la rage d’une femme, il est vrai, mais impératrice.

 » Quand le lieu fut découvert et débarrassé des décombres, tandis que les corps saints, avec l’honneur convenable, étaient transportés en grand triomphe à la basilique ambrosienne, les possédés furent guéris, et, qui plus est, par leur bouche les démons confessaient ce qu’ils sont. Un homme qui depuis de longues années était aveugle, et que tous en ville connaissaient, apprit le motif de ces cris insolites du peuple en fête; aussitôt il se leva d’un bond et pria celui qui le conduisait de le mener près du cercueil. Y étant arrivé, il obtint de faire toucher un linge aux corps de ceux dont la sainte mort fut précieuse, Seigneur, devant toi, et, ayant appliqué le linge sur ses yeux, il recouvra subitement la vue »

Saint Ambroise découvrit leurs corps le 19 juin 386.







 
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